Nicolas Sarkozy entend en effet se poser en acteur de la relance de l'Europe paralysée par le non français au référendum. Avec l'activisme qu'on lui connaît, il multiplie les rencontres au sommet. Avec Angela Merkel, le jour même de son investiture, avec le président de la Commission, mercredi après-midi.

Sa solution est plutôt radicale. Un mini traité qui ne retiendrait que les réformes institutionnelles en laissant de côte la charte des droits fondamentaux et les politiques de l'union. Parce qu'il y a urgence dit-il. Et tout le monde en convient. Mais la formule inquiète les 18 pays qui eux ont déjà ratifié le projet de traité et qui n'entendent pas se limiter à une réforme au rabais. Tout comme le président de la Commission.

L'autre point litigieux, ce sont les négociations avec la Turquie. Pour Nicolas Sarkozy, la Turquie n'a pas sa place dans l'Union. Et le premier test viendra très vite. l'Allemagne entend ouvrir trois nouveaux chapitres avant la fin juin. Or l'ouverture de chaque chapitre doit être approuvée à l'unanimité des 27 Etats membres. Nicolas Sarkozy osera-t-il y mettre son véto ?