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Bienvenue sur le Blog des lycéens pour Sarkozy. Il a pour but de fédérer les lycéens de Grandchamp dans leur campagne pour élire Nicolas en 2007.
Ce blog a pour ambition de fournir des informations, de donner matière à débattre, et de ralier des jeunes à notre cause en brossant un portrait objectif de notre candidat, loins des idées reçues.
Car nous sommes intimement convaincus que, avec Nicolas Sarkozy, TOUT DEVIENT POSSIBLE.

Auteurs :
  • Ladislas
  • Arthur

Contact : jpopversailles@hotmail.fr

 
 

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  • : Les lycéens de Versailles pour Sarkozy, Antenne de Grandchamp
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Nicolas SARKOZY:le 6eme President de la V Republique

 


 


   


Dimanche 27 mai 2007

Le Parti socialiste a réclamé à Jean-Michel Baylet une "clarification publique" de ses intentions après ses appels à créer "une grande force centrale" composée des radicaux de gauche et de droite.

Dans une tribune publiée par Le Figaro, le président du Parti radical de gauche (PRG) estime que la "stratégie d'union de la gauche (...) n'a plus d'actualité" et se tourne vers ses "amis" Jean-Louis Borloo et André Rossinot, qui dirigent le Parti radical valoisien.

"Les radicaux de gauche ne sont plus décidés à pâtir encore (des) sempiternelles divisions" qui traversent le Parti socialiste dont "l'incapacité à organiser le rassemblement (...) a entraîné ses alliés dans la défaite" lors de la présidentielle, souligne le sénateur du Tarn-et-Garonne.

Associé à la campagne de Ségolène Royal, Jean-Michel Baylet a été reçu mardi par Nicolas Sarkozy, qui a annoncé son intention s'entretenir avec les leaders de l'opposition. Mardi, François Hollande a précisé ne pas avoir reçu d'invitation à ce jour.

Le premier secrétaire du PS a reçu Jean-Michel Baylet pendant une heure et demie mercredi matin, au lendemain de l'entrevue entre le président du PRG et Nicolas Sarkozy.

L'entretien a permis des "clarifications" sur l'ancrage à gauche du PRG et la volonté de poursuivre le partenariat noué pour la présidentiel jusqu'aux législatives et "au-delà", a assuré Benoît Hamon lors d'un point de presse à la mi-journée.

"Ces clarifications ont eu lieu auprès de François Hollande. Nous souhaitons qu'elles soient rendues publiques tant le dernier épisode a pu apparaître confusant", a ajouté le député européen. "Qu'il dise dans quel camp il se situe".

TAPIE "AGENT DÉBAUCHEUR"

L'initiative qui semble "très solitaire" de Jean-Michel Baylet ne remet pas en cause a priori l'accord électoral noué entre le PRG et le PS dans 32 circonscriptions pour les législatives de juin, a-t-il expliqué, tout en demandant à Jean-Michel Baylet de s'exprimer avant la clôture du dépôt des listes, vendredi soir.

Pour les socialistes, la rencontre Baylet-Sarkozy est la dernière manifestation en date d'une entreprise de déstabilisation du PS avant les législatives, avec Bernard Tapie, ancien membre du PRG dans le rôle de l'"agent débaucheur numéro un" du nouveau président de la République.

Le principal but de l'opération "est d'affaiblir la gauche", a estimé Benoît Hamon. "Veut-on ou pas que la gauche soit plus faible et moins en capacité d'exercer des contre-pouvoirs face à la droite? Voilà les questions qu'on pose à Jean-Michel Baylet".

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Dimanche 27 mai 2007
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse estime dans une interview au Journal du dimanche (JDD)  que le projet sur l'autonomie des universités est "politiquement mûr". Par cette loi, le gouvernement entend "donner aux universités françaises un mode de fonctionnement mieux adapté au monde", selon Mme Pécresse, qui pointe "des procédures à simplifier, de la réactivité à gagner", et envisage "que les universités puissent gérer librement leur patrimoine immobilier, recruter les enseignants qu'elles souhaitent, gérer leurs crédits comme elles l'entendent", précise-t-elle.
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Samedi 26 mai 2007

Ensemble tout devient possible

  Pour donner une certaine marge de manoeuvre à notre nouveau President de la République, il nous faut une majorité nette à l'assemblée.Les Français ont voté massivement pour Nicolas et pour son projet.C'est la victoire magnifique d'un homme, d'un mouvement et c'est une vraie chance pour la France.Nous devons nous mobiliser pour donner réalité à ce changement et au progrès commun. 

  Etienne Pinte est notre représentant UMP et il est tout naturel que les jeunes pop de versailles soutiennent son investiture.Il est à notre disposition pour répondre à toutes nos questions.

Dates des réunion publiques sur http://www.etiennepinte.org/

Construisons notre avenir, ensemble...

                                       Ladislas

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Vendredi 25 mai 2007

Débauchages, oeillades, sécessions et créations de partis : dans la lignée de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy pousse à la recomposition du paysage politique français. François Bayrou et le Parti socialiste tentent tant bien que mal de résister.

La présidentielle et le débauchage de personnalités de gauche et du centre par Nicolas Sarkozy, qui se plaît à brouiller les clivages traditionnels, chamboulent, plus encore qu'en 2002, le paysage politique français. Face à une droite conquérante, la gauche est anémiée et François Bayrou isolé. A deux semaines des législatives, dont dépendra en partie l'issue des opérations, les grandes manoeuvres se focalisent sur le centre. « Dans les quinze premiers jours, Sarkozy travaille déjà à sa réélection », soupire un responsable du PS.

La stratégie tentaculaire de l'UMP

Nicolas Sarkozy l'a répété tout au long de la campagne : il n'a « jamais cru à un parti unique de la droite et du centre ». Autrement dit : jamais cru à l'UMP telle que Jacques Chirac et Alain Juppé, aujourd'hui numéro deux du gouvernement, l'avaient conçue en 2002. Convaincu qu'« une large assise parlementaire est un gage d'efficacité », (selon la formule de Jérôme Peyrat, son conseiller politique), le nouveau chef de l'Etat souhaite une majorité multipolaire : un pôle UMP, flanqué d'un pôle centriste (regroupant les anciens UDF ralliés à Nicolas Sarkozy depuis la présidentielle) et, espère-t-il, d'un pôle de gauche (qu'Eric Besson et Bernard Kouchner pourraient selon lui coordonner). Chacun d'entre eux conserverait, a-t-il promis, « son identité et ses valeurs ». Officiellement, la seule obligation qui leur est faite est de voter la confiance au gouvernement. L'approbation du Budget serait évidemment bienvenue, mais « chacun sera libre de voter comme il l'entend », jure Frédéric Lefebvre, directeur de cabinet à l'UMP.

Si l'opération paraît pour l'heure très largement bénéfique, tant elle brouille les repères et conduit à recomposer le paysage politique autour de Nicolas Sarkozy, la stratégie n'est pas dénuée de risques. « A terme, des tensions sont à craindre », concède un haut responsable du parti, redoutant la création d'écuries présidentielles. Déjà, le malaise est perceptible chez les centristes de l'UMP, qui refusent d'être les laissés-pour-compte de l'ouverture.

Le centre éclaté

Il y a quelques semaines à peine, les choses étaient relativement simples : il n'y avait que l'UDF de François Bayrou et, à côté, une sensibilité centriste intégrée à l'UMP (depuis 2002). Aujourd'hui, l'UDF a volé en éclats et le centre est émietté.

Obsédé par la volonté de conserver, dans l'optique de 2012, les 6,8 millions d'électeurs qui se sont portés sur son nom à la présidentielle (dont une large part de voix de gauche), François Bayrou a créé une nouvelle formation politique incluant des écologistes et l'ancien ministre Azouz Begag : le Mouvement démocrate (MoDem), qui a lancé hier soir au Zénith sa campagne législative. Un rendez-vous à très hauts risques, l'ancien président de l'UDF étant loin d'être assuré de conserver, in fine, un groupe et donc une tribune à l'Assemblée.

Les 22 députés UDF sur 29 qui l'ont abandonné depuis la présidentielle, en se souvenant que leur électorat était à droite, doivent annoncer la semaine prochaine la naissance de leur propre formation politique, dont le nom n'est pas arrêté. Emmené par Hervé Morin (ministre de la Défense), le mouvement présente, avec l'aide de l'UMP, 84 candidats aux législatives, dans un double objectif : créer un groupe parlementaire « indépendant » mais membre de la majorité présidentielle, et s'assurer un financement public pour les cinq prochaines années (l'un des critères étant de présenter des candidats ayant obtenu 1 % dans au moins 50 circonscriptions). Pour compliquer encore la situation, un rapprochement n'est pas exclu entre le Parti radical de gauche et le Parti radical de Jean-Louis Borloo (associé à l'UMP).

La gauche anémiée

Déstabilisé par la défaite présidentielle et ses querelles internes, le PS espère encore profiter d'une bipolarisation aux législatives. Mais l'entrée de socialistes au gouvernement et les oeillades à droite de Jean-Michel Baylet, président du PRG, le privent d'oxygène. Mardi soir encore, il a souhaité « ouvrir un débat » avec les « cousins valoisiens », après le scrutin de juin. Même si, tenant compte du rappel à l'ordre du PS et de la désapprobation exprimée la semaine dernière par de nombreux cadres du PRG, Jean-Michel Baylet ne parle plus de fusion ni de renversement d'alliance, ses déclarations peuvent faire les affaires de Nicolas Sarkozy. Le secrétaire d'Etat Eric Besson a d'ailleurs immédiatement enfoncé le clou, assurant qu'il « pourrait être intéressé » par un Parti radical « refondé ».

Ce brouillage est d'autant plus embarrassant pour le PS que le coup est porté par le parti avec lequel il s'est montré le plus généreux pour les législatives (32 circonscriptions réservées). Contrairement à 2002, les socialistes n'ont conclu aucun accord de premier tour avec le PCF et ne soutiennent que cinq candidats Verts (dont les trois sortants). Le score historiquement bas de la gauche le 22 avril (36 %) a convaincu tous les courants du PS qu'ils ont pour mission d'occuper « tout l'espace » à gauche et pour obligation de décrocher des électeurs du centre. Le « comment » divise les socialistes. Des proches de Ségolène Royal ont envisagé des désistements républicains avec le MoDem au second tour des législatives. L'idée de convier, fin juin, les petits partis à des « assises » pour refonder un « grand parti de la gauche », avancée par François Hollande il y a dix jours et voulu par Henri Emmanuelli et le réseau de jeunes du député européen Benoit Hamon, s'est heurtée à l'hostilité des amis de Dominique Strauss-Kahn et de ceux de Laurent Fabius. Outre qu'ils y voyaient alors une manoeuvre du premier secrétaire pour garder la main (ce qui n'est plus le cas), les deux anciens patrons de Bercy estiment que le PS doit d'abord se refonder lui-même.

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Vendredi 25 mai 2007

Le gouvernement Fillon compte quatorze ministres, un ministre d?Etat et quatre secrétaires d?Etat. Des titres qui ont leur importance pour déterminer les relations entre les différents membres d'un gouvernement, même si aucun texte constitutionnel ne prévoit de hiérarchie en son sein. Explications.

 
Qu?est-ce qu?un ministre d?Etat ?
 
Alain Juppé vient d?être nommé ministre d?Etat chargé de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durable. Ce qui signifie, en substance, qu?il est le n°2 du gouvernement.
 
En France, le titre de «ministre d?Etat» est un titre purement honorifique, destiné à une personnalité politique un peu à part. En général, il est utilisé pour marquer de manière significative la prééminence de celui qui le porte au sein du gouvernement, placé protocolairement aussitôt après le premier ministre et avant les autres ministres. Le titre peut être donné à plusieurs comme à aucun ministre et quel que soit le ministère occupé.
 
La seule prérogative d'un ministre d'État est de pouvoir organiser des réunions interministérielles, normalement apanage du premier ministre. «Mais rien ne prévoit qu'il soit mieux rémunéré», précise Bastien François, professeur de sciences politiques à l'Université de Paris I.
 
A noter, dans la liste des ministres d?Etat de la Ve République, la présence de Nicolas Sarkozy, d?Edouard Balladur, de Valéry Giscard d?Estaing et d?André Malraux par exemple.
 
Qu?est-ce qu?un secrétaire d?Etat ?
 
Sous l?Ancien Régime, les secrétaires d?Etat étaient des officiers de la Couronne au rôle équivalent à celui des ministres actuels. Aujourd?hui, ils sont au dernier échelon de la hiérarchie ministérielle. Ils peuvent être soit directement placés sous l?égide du premier ministre, soit d?un ministre.
 
Les secrétaires d?Etat ne siègent au Conseil des ministres que lorsqu?un point de l?ordre du jour ressort de leurs attributions.
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Jeudi 24 mai 2007

Pour choisir leurs collaborateurs, les ministres ont dû compter avec l'avis de l'équipe de Nicolas Sarkozy.

 
« JE NE CHOISIS PAS les collaborateurs de mes collaborateurs » : cette règle de « management », souvent professée par Nicolas Sarkozy, a souffert quelques variations lors de la composition des cabinets ministériels. Sous l'oeil attentif de Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée, les directeurs de cabinet de tous les ministres ont été passés au crible. Il y a eu ceux dont la proposition n'a pas soulevé d'objections. Pour le grand ministère de l'Écologie et du Développement durable, Alain Juppé a choisi Christian Frémont, préfet de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, qu'il avait connu lorsque celui-ci était préfet de la Région Aquitaine. Bonne pioche : Nicolas Sarkozy apprécie beaucoup l'homme qui a négocié la fin du conflit chez le personnel naviguant de la SNCM. Au ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux a reconduit, sans difficultés, Thierry Couderc, qui était déjà son directeur de cabinet aux Collectivités territoriales.
 
D'autres ont soulevé des objections ou quelques négociations. Michèle Alliot-Marie a voulu Michel Delpuech, actuel préfet de Corse. Cet ancien préfet des Hauts-de-Seine est, à première vue, Sarko-compatible. En réalité, il n'est pas le premier choix de Claude Guéant, qui se méfie de ce proche de son vieil ennemi, le préfet Philippe Massoni. Mais, pour le moment, MAM a eu gain de cause. À Bercy, Jean-Louis Borloo souhaitait nommer celui qui fut son directeur de cabinet au ministère de la Cohésion sociale, Jean-François Carenco. Mais l'Élysée, relayant les inquiétudes de Bercy, a poussé la candidature de Stéphane Richard, un ancien inspecteur des Finances que connaissait Borloo, jugé « moins dépensier ». Bernard Kouchner espérait nommer Jean-Maurice Ripert, ancien conseiller diplomatique de Lionel Jospin. Après la bronca des diplomates du Quai d'Orsay étiquetés à droite, l'Élysée a suggéré Philippe Étienne, plus consensuel. En revanche, Kouchner a pu « placer », en directeur de cabinet adjoint, Serge Telle, un diplomate classé à gauche. Le ministre de la Culture, Christine Albanel, avait ficelé son cabinet jusqu'au dernier bouton de guêtre. Elle souhaitait installer son directeur de cabinet à l'établissement de Versailles. Mais ce dernier a été rétoqué par l'Élysée, qui lui a préféré Jean-François Hébert, ex-patron de la Cité des sciences de la Villette, jugé mieux qualifié pour piloter deux dossiers réputés « insolubles » : les droits d'auteurs sur le Net et les intermittents du spectacle. Enfin, les « bleus » du gouvernement, comme Rachida Dati ou Valérie Pécresse, ont appelé l'Élysée à l'aide. Rachida Dati s'est vu suggérer Michel Dobkine, directeur de l'École nationale de la magistrature. « L'un des meilleurs de sa génération », explique-t-on à l'Élysée. Valérie Pécresse, qui n'avait pas prévu de se retrouver à la Recherche, a pris Philippe Gillet, ex-patron de l'École normale supérieure de Lyon. Sa nomination a été regardée de près par l'Élysée, tant le projet de réforme des universités est jugé « délicat ».
 
Les rivages de la gauche
 
Enfin, au niveau de la « technostructure », l'ouverture était aussi de mise : plusieurs « dir cabs » viennent des rivages de la gauche, ou y sont fait un séjour. Christian Frémont est considéré comme un grand préfet de gauche. Stéphane Richard, le nouveau directeur de cabine de Borloo, était conseiller technique de Dominique Strauss-Kahn, dans le gouvernement Cresson. C'est le cas, également, de Thierry Couderc, qui a animé le club des sarkozystes de gauche, « la Diagonale », et a commencé sa carrière en tant que directeur de cabinet de Kofi Yamgnan. Pour l'ouverture au centre, Hervé Morin, quant à lui, a choisi Patrice Molle, ancien chef de cabinet de François Léotard, dont il était un proche. Enfin si l'inspection des finances et la préfecture restent bien représentées, le Conseil d'État, en revanche, l'est peu : « Au Conseil, ils sont souvent à gauche », remarque-t-on à l'Élysée.
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Mardi 22 mai 2007

Le chef de l'État ne reconduira pas la règle du non-cumul entre un portefeuille ministériel et un exécutif local.

 
VOILÀ une nouvelle qui fait déjà l'unanimité ou presque à l'UMP. Le successeur de Jacques Chirac ne demandera pas à ses nouveaux ministres de renoncer à leurs mandats locaux. Nicolas Sarkozy rouvre donc la voie à la possibilité de cumuler un portefeuille ministériel et un fauteuil de maire ou de président de conseil général.
 
Cinq de ses ministres, nommés vendredi, sont dans cette situation : Alain Juppé, numéro deux du gouvernement et maire de Bordeaux ; Xavier Darcos, ministre de l'Éducation et maire de Périgueux ; Éric Woerth, ministre des Comptes publics et maire de Chantilly ; Hervé Morin, ministre de la Défense et maire d'Épaignes (Eure) ; Éric Besson, secrétaire d'État à la Prospective et à l'Évaluation des politiques publiques et maire de Donzères (Drôme). Aucun d'entre eux ne devrait donc démissionner de leurs fonctions locales. Y compris Alain Juppé, maire de la cinquième ville de France.
 
Jacques Chirac avait imposé, juste après sa réélection en 2002, la même règle que Lionel Jospin à ses ministres en leur demandant de se défaire de leurs exécutifs locaux. Quatorze des membres de son gouvernement - Jean-Pierre Raffarin en tête - sur vingt-neuf avaient dû obtempérer. Plusieurs d'entre eux avaient manifesté leur désapprobation, dont François Fillon, contraint de lâcher la présidence du conseil régional des Pays de la Loire.
 
Fin d'une règle impopulaire
 
Au fil du quinquennat, les mi­nistres finiront par gagner leur bras de fer. Marie-Josée Roig (Famille puis Libertés locales) n'a par exemple jamais renoncé à sa mairie d'Avignon. Revenu au gouvernement en 2005, Sarkozy avait refusé d'abandonner la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Dans la même situation, Pascal Clément (Loire) et Christian Estrosi (Alpes-Maritimes) ne bougeront pas non plus. Un an plus tard, les ministres Christian Jacob et Jean-François Copé furent même autorisés à reprendre leurs mairies de Provins et de Meaux, tout en restant au gouvernement. Preuve que la droite avait anticipé la fin d'une règle très impopulaire chez les élus.
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Mardi 22 mai 2007

Alain Juppé est le seul parmi les ministres à être candidat dans une circonscription où Ségolène Royal est arrivée en tête.

 
« JE VEUX que mon gouvernement aille devant le peuple pour lui demander sa confiance. » Chef d'orchestre de la campagne des législatives, François Fillon a vivement encouragé ses ministres à se lancer dans la bataille. Résultat : onze d'entre eux se représentent dans leurs circonscriptions. Le nouveau secrétaire et ex-député PS de la Drôme, Éric Besson, a renoncé à se représenter. Sollicitée, Rachida Dati préfère se concentrer sur sa mission de garde des Sceaux.
 
Pour la plupart d'entre eux, il s'agit d'une « promenade de santé », estime un dirigeant de l'UMP. Candidat dans la 4e circonscription de la Sarthe, François Fillon devrait être réélu pour la sixième fois, peut-être dès le premier tour comme en 2002. Michèle Alliot-Marie, candidate chez elle à Saint-Jean-de-Luz, tout comme Jean-Louis Borloo à Valenciennes, deux des ténors gouvernementaux, ne devraient pas connaître de souci.
 
À l'inverse, Alain Juppé se retrouve dans une situation plus délicate à Bordeaux. Ségolène Royal est arrivée en tête dans la ville et sa propre circonscription. La candidate PS y a recueilli 54,66 % des suffrages. Il est le seul des ministres engagés dans les législatives à être confronté à une situation aussi défavorable sur le pa­pier. Juppé battu à Bordeaux ? Cela aurait l'effet d'un coup de tonnerre. En courant ce risque, l'actuel maire de Bordeaux compte sur son équation personnelle pour renverser la vapeur.
 
Bachelot entre droite et centre
 
À un degré moindre, Roselyne Bachelot, candidate à sa réélection dans le Maine-et-Loire, devra se méfier. Si Sarkozy est arrivé en tête à la présidentielle (52,39 %), l'élue d'Angers est confrontée au secrétaire de la section PS de la ville (Luc Belot) mais surtout à des candidatures de droite(le madeliniste et neveu de son ex-mari Louis-Marie Bachelot) et du centre (Patrice Mangeard). Les autres membres du gouvernement devraient passer sans péripéties cette épreuve électorale : Valérie Pécresse à Versailles, Éric Woerth à Chantilly, Dominique Bussereau à Royan et Christine Boutin à Rambouillet. L'unique ministre UDF du gouvernement, Hervé Morin, se représente dans la 3e circonscription de l'Eure où Sarkozy a réuni 56,83 % des voix. Même la présence d'un candidat bayrouiste ne devrait pas gêner la réélection du nouveau ministre de la Défense.
 
À l'Élysée, on rappelait hier la règle selon laquelle un ministre battu ne peut pas rester au gouvernement.
 
par Jeunes Populaires Lycéens de Versailles publié dans : Campagne
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