Dimanche 16 septembre 2007
L’Elysée a rappelé dimanche que la France était respectueuse de l’indépendance de la BCE, au lendemain de critiques du chef de l’Etat à son sujet.
«La France n'ordonne rien du tout, la France est respectueuse de l'indépendance de la Banque centrale européenne, mais la France ne s'interdit pas de réfléchir et de débattre» : c’est en ces termes que le porte-parole de la présidence a tenté dimanche de revenir sur la polémique déclenchée la veille par des propos critiques de Nicolas Sarkozy sur la BCE.
Mais «la politique monétaire de la zone euro, c'est une question majeure de politique économique», a poursuivi David Martinon au micro de Radio J. «On ne peut pas à la fois constater la même semaine le niveau record de l'euro et la perte de compétitivité que cela veut dire et en même temps s'interdire de poser des questions».
Selon des propos rapportés samedi par le quotidien Le Monde, le chef de l’Etat lui reproche en effet de n'avoir pas baissé ses taux pour soutenir la croissance face aux turbulences financières mondiales, mais d'avoir en revanche aidé «les spéculateurs» en mettant des sommes considérables à disposition des banques.
Le chef de l'Etat français s'en est aussi pris à Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe (le forum des ministres des Finances des treize pays de la zone euro), à qui il reproche de n'avoir pris aucune initiative d'envergure. Des prises de position critiquées par la Commission européenne, plusieurs des partenaires de la France et la BCE.
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Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin devraient en être les deux "têtes".
Le bureau politique de l'UMP a approuvé lundi soir le principe d'une nouvelle direction collégiale qui devrait être menée par Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin, après des semaines de rivalités internes nées de l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
"Puisque le président de l'UMP est aujourd'hui à l'Elysée, notre formation politique n'a pas besoin de désigner un nouveau président", a déclaré le président délégué Jean-Claude Gaudin à l'issue de la réunion, en présence du premier ministre François Fillon et de plusieurs membres du gouvernement. "Nous considérons que moralement, le président reste Nicolas Sarkozy", a-t-il toutefois précisé.
La nouvelle direction sera composée de deux équipes de trois personnes, l'une composée de trois vice-présidents animant le conseil national ("parlement" du parti), l'autre chargée de l'exécutif autour d'un secrétaire général, avec deux adjoints.
Le prochain candidat désigné par les militants
Après des semaines de rivalités internes, Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP, et Jean-Pierre Raffarin, chargé par Nicolas Sarkozy d'une mission sur la réforme des statuts, ont chacun indiqué qu'ils soutiendraient la candidature de l'autre pour diriger un de ces "trios", ou "piliers" de l'UMP.
Les modalités de désignation des membres de la nouvelle direction générale "seront définies entre le conseil national du 7 juillet et le Congrès de septembre", a indiqué Patrick Devedjian.
Le bureau politique a en outre décidé que le prochain candidat de l'UMP à l'élection présidentielle serait désigné par un vote des adhérents, comme Nicolas Sarkozy l'avait été en janvier 2007. Cette procédure s'appliquera également à l'actuel chef de l'Etat s'il est candidat.
Sur la TVA sociale, sujet de tension entre Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian, ce dernier, estimant que le sujet méritait d'être "approfondi", a demandé au député du Val d'Oise Jérôme Chartier de former un groupe de travail.
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L’ « ouverture » et la parité recueillent les suffrages des Français, selon un sondage.
69% des Français sont satisfaits de la composition du gouvernement Fillon, selon un sondage OpinionWay pour lejdd.fr. Un score qui atteint 42% chez les électeurs de Ségolène Royal. La nouvelle équipe ministérielle est jugée dynamique (78%), jeune (73%) et compétente (71%).
L’institut de sondage a également demandé aux sondés leurs trois ministres préférés. Leurs réponses font émerger un trio de tête composé de Jean-Louis Borloo (55%), Bernard Kouchner (51%, et même 60% chez les sympathisants socialistes), et Rachida Dati (46%). Viennent ensuite Michèle Alliot-Marie (32%), Roselyne Bachelot (18%) et Xavier Bertrand (14%). Au final, trois femmes et quatre hommes se disputent les premières places en matière de popularité. Tous les autres membres du gouvernement Fillon restent sous la barre des 10%.
Etude réalisée auprès d'un échantillon de 981 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Echantillon constitué selon la méthode des quotas (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de résidence).
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C'était la première fois depuis au moins 30 ans que le président du Front national était officiellement reçu à l'Elysée. Un geste critiqué à gauche.
Une rupture avec ses prédécesseurs. Si François Mitterrand et Jacques Chirac avaient toujours refusé d’entrer officiellement en contact avec Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy a adopté une autre ligne en le recevant mercredi matin à l’Elysée, dans le cadre de ses consultations avant le Conseil européen de jeudi et vendredi.
A sa sortie de l’Elysée, Jean-Marie Le Pen s’est réjoui de cet accueil. « Il m'a entretenu de ses projets européens, j'ai dit ce qu'il savait déjà : nos profondes divergences sur ce sujet. Nous avons procédé à un échange de vues général et je note que le président de la République a depuis longtemps pris l'initiative de recevoir le président du Front National, ce que je considère comme un geste démocratique », a déclaré Jean-Marie Le Pen.
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Les deux députés sont respectivement élus candidat de l'UMP pour la présidence de l’Assemblée Nationale et président du groupe.
Les 318 députés UMP ont élu mercredi après-midi Bernard Accoyer comme candidat à la présidence de l'Assemblée nationale, le "perchoir", par 195 voix contre 99 à son rival Patrick Ollier. Le député de Haute-Savoie sera officiellement élu le 26 juin.
Pour la présidence du groupe UMP, pas de surprise. Jean-François Copé, qui faisait figure de grand favori, a été élu. Le député-maire de Meaux avait un boulevard, après la nomination de Christian Estrosi, qui convoitait le poste, comme secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer. Seul Alain Joyandet, un sarkozyste de la mouvance gaulliste sociale, s’était présenté contre l'ancien porte-parole des gouvernements Raffarin et Villepin. L'infortuné s’est plaint avant même le vote, au micro de la chaîne BFM TV, du peu de temps dont il a disposé pour faire sa campagne.
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Lors de l’inauguration du salon des vins Vinexpo, lundi, Alain Juppé a laissé éclater son amertume après sa défaite aux législatives. 
A son arrivée au salon Vinexpo dans sa ville de Bordeaux, lundi matin, il avait pourtant dit qu'il ne "dirait rien de plus", au lendemain de sa défaite aux législatives. Las, celui qui se voit forcé d’abandonner sa place de numéro 2 du gouvernement Fillon s'est immédiatement laissé débordé par une émotion teintée de rancune à l'égard des journalistes qui le pressaient de questions. « Ce que vous voulez, c'est que j'aille très très mal, c'est cela qui vous exciterait. On sent une délectation amusante. Si je pouvais crever, vous seriez contents », leur a-t-il lancé, avant de se tourner vers son entourage : « C'est la curée... ».
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Elle s’est expliquée lundi matin sur France Inter sur sa séparation d’avec François Hollande, mais dit ne lui garder "aucune rancœur ou rancune". Ce dernier assure que cet évènement n'aura "pas de conséquence politique".
« Nous avons décidé de ne plus être ensemble ». Ségolène Royal, sur France Inter, a confirmé lundi la séparation du couple qu’elle formait avec François Hollande, annoncée dimanche soir. Dans une interview réalisée samedi matin mais qui n’aurait du être diffusée que mardi, l’ex-candidate socialiste revient sur cette rupture qu’elle ne « commentera sur aucun autre média ». Une révélation qui ne devait pas intervenir dimanche soir, mais lundi matin, Ségolène Royal ne souhaitant pas interférer avec les résultats. "Il y a eu des fuites qui ont brisé le calendrier" a indiqué Thierry Masure, le journaliste de l'AFP qui a recueilli la confidence de Ségolène Royal le 9 juin, la veille du premier tour des législatives.
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