Pressenti pour diriger le grand ministère du Développement durable, Alain Juppé devra faire travailler ensemble des gens qui s'ignorent, voire se combattent.
UN GRAND ministère du Développement durable, c'était la promesse du candidat Sarkozy. Au gré des déclarations, le contenu de ce portefeuille s'est considérablement étoffé : il comprendra « l'Eau, l'Énergie et les Transports », a ainsi précisé Nicolas Sarkozy pendant la campagne. Aujourd'hui qu'il est élu, la rumeur enfle et y ajoute l'Équipement et le Logement, voire l'Aménagement du territoire.
Bref, un gigantesque portefeuille qui, pour l'heure, suscite beaucoup d'interrogations. Le développement durable, qui vise avant tout à marier harmonieusement l'écologie et l'économie, va-t-il réussir à s'imposer comme l'épine dorsale de ce géant ?
Du côté de l'actuel ministère de l'Écologie, on ne cache pas une certaine inquiétude. « On risque purement et simplement de se faire broyer », estime un haut fonctionnaire. Question de taille tout d'abord : l'écologie présente l'un des budgets les plus maigres : 915 millions d'euros pour 2007 soit, 0,4 % des dépenses de l'État. Il compte environ 3 800 agents. Par comparaison, on en recense plus de 90 000 rien qu'à l'Équipement !
par Jeunes Populaires Lycéens de Versailles
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Campagne
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