Mesure contestée, les franchises médicales s’appliqueront dès 2008 dans la limite de 50 euros par an.
es comptes de la Sécurité sociale, une nouvelle dépense de santé pour les malades. Le gouvernement a choisi d’instaurer des franchises médicales dès le 1er janvier 2008 pour réduire le déficit du régime général de la Sécurité sociale qui devrait atteindre 12,7 milliards d’euros. Le principe de la franchise est simple : une partie du coût des actes de soins reste à la charge des patients dans la limite de 50 euros par an et par ménage au lieu d’être remboursée. La mesure devrait rapporter 850 millions d’euros qui seront consacrés à la lutte contre le cancer et la maladie d'Alzheimer comme le président de la République s’y est engagé. Trois types de franchises vont être mises en place. La première de 50 centimes d’euro par boîte portera sur les médicaments, la deuxième s’appliquera aux transports sanitaires à hauteur de deux euros et la dernière concernera les actes paramédicaux, pour 50 centimes d’euro. Dans le but de préserver les plus fragiles, les franchises médicales ne s’appliqueront pas sur les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU), c'est-à-dire les personnes les plus pauvres, les enfants mineurs et les femmes enceintes, soit au total 15 millions de personnes, selon les évaluations de la ministre de la Santé. « Les assureurs complémentaires pourront prendre en charge le montant de la franchise », a expliqué Roselyne Bachelot mais « il ne semble pas souhaitable d'ouvrir à ces contrats l'ensemble des avantages fiscaux qui soutiennent le développement de l'assurance complémentaire santé. » Une prise en charge qui devrait induire un surcoût pour les complémentaires et pousser les cotisations à la hausse.
Pour François Chérèque, secrétaire général de la CFDT et Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française « la création de franchises médicales ne répond en rien aux enjeux de notre système de santé », écrivent-ils dans une tribune au Monde datée d’aujourd’hui. « Dorénavant, ce sont les malades qui paient pour les malades », jugent-ils, voyant là « un début de rupture dans le principe de solidarité ». De son côté, le Syndicat national des médecins homéopathes français estime que l’instauration d’une franchise de 50 centimes revient à « un quasi-déremboursement » de l’homéopathie et demande une « modulation » de son montant.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale sera examiné à l’automne par le parlement en vue d’être adopté avant la fin de l’année.
ajouter un commentaire commentaires (1) créer un trackback recommander








Selon un sondage Opinion Way pour Le Figaro à paraître lundi, ils sont trois sur quatre à avoir jugé le chef de l’Etat convaincant lors de son intervention télévisée, et 85 % veulent une réforme des régimes spéciaux de retraite.
L’ancien premier ministre s’est livré dimanche à une attaque en règle contre le chef de l’Etat, raillant sa « frénésie » et lui conseillant d’« être dans un rapport avec la nation qui évite les divisions ».
Le candidat de l'Union européenne à la direction du Fonds monétaire international (FMI), le Français Dominique Strauss-Kahn, a reçu mercredi l'appui décisif des Etats-Unis, à la veille de son audition par le conseil d'administration de l'institution. "Je presse le conseil d'administration de considérer positivement la candidature de Dominique Strauss-Kahn pour succéder à Rodrigo Rato", a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, dans un communiqué.
Le président de la République a annoncé la mise en place du pacte "Service public 2012" qui doit redéfinir les missions et le changement d'organisation des services publics.
Nicolas Sarkozy dévoilera mardi et mercredi comment il compte réformer les régimes spéciaux et l'avenir qu'il réserve à la fonction publique.
Le PS, le PCF, la LCR et les Verts participeront mardi soir à une première réunion de mise au point d'une riposte commune à la politique du président et du gouvernement. 


Derniers Comms